Adeline cabaré
Je considère que la photographie doit avant tout transmettre quelque chose. Pour moi, une image n’existe réellement que lorsqu’elle provoque une émotion ou un souvenir. De la joie comme de la mélancolie. Peu importe, tant qu’elle laisse une trace.
Ma photographie est instinctive. Elle ne répond à aucune stratégie. Elle se construit au fil des rencontres, des voyages, des lumières et des paysages. Je photographie ce qui attire mon regard, ce qui me touche sans toujours savoir pourquoi.
Fascinée par les contrastes, je navigue entre photographie éditoriale et images plus brutes, entre esthétisme et spontanéité. Les couleurs, la mer, les corps libres, l’enfance et les détails oubliés nourrissent mon univers.
Le voyage occupe une place centrale dans mon travail. Il façonne mon regard, nourrit mon imaginaire et transforme ma manière d’observer le monde. Chaque départ devient une invitation à voir autrement.
La photographie est devenue mon langage. Une façon de raconter sans parler, de retenir l’éphémère avant qu’il ne disparaisse.
J’aime mêler les influences, brouiller les pistes et suivre une émotion plutôt qu’une tendance. Chaque image est pour moi une trace de ce que j’ai vécu, aimé ou simplement observé.
Un peu perchée. À l’ouest. À bâbord, à tribord… et parfois même par-dessus bord. L’art de divaguer avec excellence.