L’histoire nous a déjà montré où mène le silence.
C’est carrément flippant. Vraiment.
Et ça l’est encore plus après tout ce que l’Histoire nous a déjà montré, après ce devoir que nous avons ou que nous devrions avoir de défendre nos opinions, de rappeler au monde les drames déjà vécus, justement pour ne jamais oublier. Pour ne surtout jamais recommencer.
Mais alors… comment pouvons-nous aujourd’hui en arriver là ? Comment un monde qui sait, qui a vu, peut-il glisser encore et encore vers l’inhumain ?
On n’est pas loin des horreurs du passé et dans certains pays, nous ne les avons jamais quittées. Le simple fait de devoir se poser la question devrait déjà nous alerter. Sérieusement , une police chargée d’arrêter, de détenir, d’expulser, de renvoyer, de TUER. Des êtres humains. Des vies. Des histoires.
Pourquoi traitons-nous ainsi, entre hommes ? On ne choisit pas de naître dans un pays en guerre. On ne décide pas de naître dans la misère ou dans la faim. Chacun d’entre nous pourrait être cette vie. À quel moment acceptons-nous le rejet, la peur, la déshumanisation comme des outils politiques banalisés ?
Depuis quand une vie vaut-elle plus qu’une autre ? Depuis quand certains se donnent-ils le droit de décider qui mérite de rester, de vivre dignement, d’être protégé et qui peut être rejeté, renvoyé comme un simple problème administratif ? Comme si ces personnes avaient choisi cette situation. Comme si fuir et tout quitter était un caprice. Comme si fuir la guerre, la misère, la faim, les persécutions, la religion imposée ou la mort était un confort.
On oublie trop vite. On banalise l’inacceptable. Et l’Histoire nous a pourtant déjà appris ce que cela coûte, ce glissement lent mais terriblement dangereux vers la perte d’humanité. On pense que ça va se calmer. On laisse faire. Mais quand il est trop tard… il est trop tard !
Ne pas regarder.Ne pas dire. Ne pas agir. C’est aussi une forme de répétition..